Big Peat : le whisky irrévérencieux !

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas parlé whisky ! Non pas que les bonnes bouteilles manquent, bien au contraire !

En voici une qui devrait vous plaire, si vous aimez la tourbe : BIG PEAT !
(Littéralement : grosse tourbe !!)

Le personnage dessiné, que l’on retrouve sur toutes les bouteilles, montre l’esprit de ce whisky : sympa à boire, sans se prendre la tête ! Pour autant, c’est du bon ! Et même du très bon ! Jugez-en plutôt :

Elu meilleur pur malt écossais aux World Whiskies Awards 2010, élaboré à partir des plus célèbres single malts de l’ile d’Islay dont : Bowmore, Caol Ila, Ardbeg, Port Ellen et deux autres malts du sud de l’île…

De plus, c’est une mise en bouteille de type small batch (petite cuvée) non filtrée à froid. Donc, du « traditionnel » comme on l’aime.

Notes de dégustation :

  • Couleur : or.
  • Nez : Islay, à n’en pas douter. Notes précise de bâton de réglisse. Cendré, feu de cheminé. Il devient très médicinal, clou de girofle. Le kiln à tourbe et l’orge maltée grillée. Note de vernis. Goudron chaud.
  • Bouche : concentré de tourbe ! Tour à tour le goudron, le fuel, le camphre, l’eucalyptus, le menthol. Évoque le pneu chaud.
  • Finale : persistante sur l’asphalte encore chaude, note végétale.

Tous les single malts de l’île d’Islay, y compris le rarissime Port Ellen, sont présents au sein de ce Blended Malt (assemblage de single malts) résolument tourbé au nom évocateur signé Douglas Laing. Une tourbe sèche et fumée qui ravira les amateurs de jeunes Islay très typés. Plébiscité par plus de 1500 cavistes, il est importé et distribué en exclusivité sur la France par La Maison du Whisky.

Personnellement, j’avais acheté la version « de Noël » 2015, avec son emballage assez marrant, qui a surtout la particularité d’être cask strenght (« à la force du tonneau ») donc très peu coupé et qui titre 53,8% !

  • Nez : Fumé et fruité (poire, pomme).
  • Bouche : Intense. Miel, rancio. Tourbe grasse.
  • Finale : Longue

 

Un whisky « de bande dessinée » qui ne pouvait que me plaire ! 😉 

Fêtons cela avec un petit dram (un petit « verre » dans le jargon du whisky) et en musique:

That’s all, folks! 😀 

 

Lagavulin 16 ans

Voici une star parmi les whiskies ! Le Lagavulin 16 ans est à la fois doux et tourbé est souvent récompensé. C’est une valeur sûre !

Lagavulin-16

Ce whisky provient de l’île d’Islay, berceau de nombreux breuvages tourbés. Il se distingue par sa profondeur et sa complexité. Il est rond et presque moelleux en bouche : un mariage de puissance (modéré, il ne fait que 43%) et d’onctuosité.
Sa couleur est « vieil or lumineux », son nez (odeur) est épanoui et complexe avec des notes fumées, tourbées, iodées puis briochées. Il dégage un grand équilibre, plein, corsé, rond, dense, ample, droit, racé, signé avec une grande finale onctueuse. Somptueux ! 🙂

  • Robe : Or ambré
  • Nez : Intense fumée de tourbe, puissantes notes d’algues marines sur fond de bois mouillé.
  • Bouche : Moelleux et intense. Fumée de tourbe et de bois, parfums iodés.
  • Finale : Longue, élégante et tourbée.

Personnellement, je le trouve presque trop doux ou passe-partout. Je l’aime bien, mais lorsque j’ai envie d’un whisky qui se laisse boire sans surprise. Ce n’est pas un Straight Cask à 60%, ni un Toiteach (que j’adore) qui sent presque la mer ! Par contre, il convient pour les apéritifs « de classe », entre amis connaisseurs, ou pour une soirée tranquille.

Bunnahabhain Toiteach

Allez, je partage avec vous une autre de mes passions : le whisky et, en particulier, le single malt écossais !

La chose peut paraître étrange chez quelqu’un qui ne boit pas d’alcool 😉  …sauf du whisky !
C’est l’Ecosse que j’aime, avec ces contrées sauvages, dures, ses habitants aussi rudes et pourtant si accueillants. Bref, toute une ambiance !

Le whisky est bien différent par rapport au vin, sous de nombreux aspects, dont ses nombreuses « flaveurs » : les odeurs et goûts innombrables que l’on retrouve à la dégustation.
Quelques exemples en vrac :

  • Miel
  • Fruits mûrs
  • Artichaut braisé
  • Paille brûlée par le soleil
  • Bruyère
  • Citron vert
  • Confiserie
  • Route chaude après la pluie
  • Embruns
  • Gingembre confit
  • Toffee à l’orange
  • Encens
  • Giclée d’eau de mer
  • Caramel au beurre salé
  • Melon intense
  • Chocolat fondant
  • Poire pochée au chocolat
  • Sac à main de dame coquine (!!!)
  • Poivre
  • Cendres de feu de bois mouillées
  • Hangar à bateaux (goudron)
  • Cake aux fruits confits
  • Pudding de Noël
  • Concombre
  • Sciure de bois chaude

Etc. ! Un vrai exercice de style que de découvrir et nommer tout ce que l’on ressent, que ce soit d’abord à l’oeil… en faisant rouler le précieux liquide dans le verre (spécial, lui aussi)… Ensuite, au nez… pour identifier les premières flaveurs… Puis en bouche, bien sûr… jusqu’au « final » qui, si le whisky est bon, est de longue durée.

Il existe de nombreux forums de passionnés (tel que Whisky-distilleries), ainsi qu’une littérature fournie, permettant de s’initier à cet autre monde caché !

Voici le whisky qui m’a fait découvrir le monde des single malts :
Le Bunnahabhain Toiteach

Bunnahabhain Toiteach

Il nous vient de l’ile d’Islay et il fait partie des whiskies au goût tourbé (mes préférés 🙂 ).

La distillerie Bunnahabhain l’a baptisé “Toiteach” (prononcez “Totch Tchach”), ce qui signifie “fumé” en gaélique. C’est en soi tout en programme !
La distillerie la plus au nord de l’île s’était en effet toujours distinguée de ses consœurs par l’absence de tourbe et de notes fumées dans ses malts. Ses whiskies sont d’ordinaire plutôt dans un registre malté puissant et souvent maritime, toujours remarquablement aromatique. Celui-ci est donc très différent : grand bien nous fasse, car il est délicieux !

  • NezToiteach est un malt puissant, où la tourbe fait ressentir ses notes végétales dès le premier nez, mais avec élégance et sans dominer les autres arômes.
  • BoucheEn bouche, l’attaque est chaleureuse, bien marquée parla tourbe, mais aussi accompagnée de notes fruitées de xérès et un caractère poivré.
  • Finale

    La finale est voluptueuse, d’une belle longueur tourbée d’une longue persistance.

C’est un de mes whiskies préférés, sinon mon préféré, puisque c’est celui qui a déclenché mon intérêt pour le single malt, celui qui m’a laissé assis sur mon siège, les yeux écarquillés de surprise, moi qui n’appréciais auparavant aucun alcool 😉

Pour en savoir plus

Amusez-vous bien et… consommez avec modération ! 😉