Les camions en slot !

Atypiques et impressionnantes, les courses de camions sont peu connues mais on arrive à trouver quelques exemplaires au 1/32 pour nos circuits de slot-racing.

Course entière, on voit bien les camions au début…

Les modèles « trucks » de bonne qualité étaient fabriqués par la marque Fly, aujourd’hui disparue. Une nouvelle marque, Flyslot, est revenue récemment, mais la qualité n’est plus la même…
Scalextric propose aussi quelques camions, mais surtout en version « pour enfants » : pas de détails, pas fragile, le truc pour se faire plaisir en l’envoyant dans les murs !

Voici ma collection :

BUGGYRA – Les plus rares et introuvables !

Mon plus rare, que j’ai eu la chance de trouver à prix correct
Les camions sont très détaillés !
Une rareté aussi : je n’en revenais pas quand je l’ai trouvé !

SISU & BUGGYRA

Celui-ci est un Buggyra, de forme différente des premiers tout au-dessus
Le premier camion produit par Fly, référence 01 ! 🙂
Sisu
Une rareté, j’ai eu de la chance d’en trouver un (à prix correct)…

MAN

Celui-ci n’est pas évident à trouver…
Détail du moteur
Les « Man » roulent très bien !

MERCEDES

Il existe de nombreuses peintures pour le Mercedes !
Certains existent avec les phares fonctionnels (comme le vert de la 1ère photo et le blanc ci-dessus)
Comme les autres camions, certains sont plus rares (et chers !) que les autres…
J’imagine que c’est le même qu’au-dessus, mais qui a couru une année différente…
Celui-ci est plus commun, mais il roule bien, donc je l’aime bien 😉
Difficile à trouver, car en série limitée

Selon les marques (Man, Mercedes, etc.), ils roulent plus ou moins bien. Ce sont quand même de gros bahuts, comme les vrais… On doit pouvoir améliorer ça, bien sûr, comme d’habitude : en y passant du temps (modif de châssis, de transmission, roues indépendantes, etc.).

Les voici sagement garés sur leur étagère 🙂

That’s all, folks!

Ferrari 250LM 1965

Parfois, certaines voitures sont très difficiles à trouver au 1/32e, soit lorsqu’elles ont produites à très peu d’exemplaires et définitivement épuisées, soit parce qu’elles n’existent carrément pas à cette échelle !

Dans ce dernier cas, mis-à-part créer entièrement la carrosserie, il n’y a guère de solution (mais certains « artistes » du slot sont capable de cela : sculpter, parfois même à partir de rien, la carrosserie d’une voiture !).

Heureusement, il existe dans la plupart des cas un modèle au 1/32 qui peut servir de base – et il ne reste plus qu’à décorer la voiture selon le modèle que l’on souhaite obtenir.
Cela évite de dépenser des sommes folles pour acquérir telle voiture, à un prix exorbitant, sous prétexte que c’est la « n°21 introuvable » – alors que sa voisine la #20 ou #22 est à un prix ordinaire… Les joies de l’offre et de la demande chez les collectionneurs !

Comme bien des passionnés, il y a des modèles que je recherche (parfois désespérément !). Et cela fait partie du plaisir de la « chasse au trésor », lorsqu’enfin, un jour, on arrive à se procurer le modèle tant désiré !

J’ai donc longtemps recherché la Ferrari 250LM victorieuse au Mans en 1965. La version créée par PSK étant introuvable (même hors de prix : on n’en voyait tout simplement pas à la vente).

Un jour, Fly a eu l’heureuse idée de sortir (en version limitée à 400ex.) la version « civile » de la Ferrari 250LM, qui allait me servir de base pour obtenir la version Le Mans !

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Les décalques proviennent de chez Pattos, en Australie – comme l’atteste le timbre ! 😉

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La décor est très simple, donc il n’y a pas beaucoup de travail à réaliser… Les décalques Pattos sont à découper au plus près et ils sont très fins, ce qui n’est pas évident pour la pose (il faut bien mouiller la carrosserie, sinon on peut difficilement bouger le décalque pour le mettre à sa bonne place).2014-01-07 09.58.36 Voici la tête du pilote d’origine… Son oeil gauche est de travers.
2014-01-07 10.02.22
D’abord, un petit coup de ponçage, pour retirer les lignes de moulage (même si cela ne se verra plus, une fois la voiture remontée)… 2014-01-08 16.30.13 Bon, je n’ai pas tenté de refaire les pupilles, donc l’oeil gauche est toujours de travers. Sur la photo, c’est assez horrible. En vrai, cela passe.2014-01-08 22.24.51 Le casque et la combinaison sont reproduits d’après ce que j’ai trouvé des tenues des pilotes de l’époque (même si je n’ai pas cherché à reproduire exactement).2014-01-08 22.25.35 Il faut ensuite recoller l’habitacle…2014-01-08 22.32.23

 

Et voici la belle enfin terminée !2014-01-09 00.12.58 2014-01-09 00.12.36 2014-01-09 00.13.48 Une modification simple, qui permet d’obtenir un modèle introuvable autrement, et à moindre frais. 2014-01-09 00.13.23Pour l’anecdote, j’ai réussi à trouver la version PSK, introuvable, auprès d’un collectionneur anglais qui n’en faisait rien, juste après avoir fini cette version !!!

Comme ça, je pourrais offrir celle-ci et la refaire encore plus belle 🙂

 

Comment tout a commencé…

Oui, comment tout cela a-t-il commencé ?

Je me rappelle du temps où je ricanais en voyant des « adultes » jouer aux « petites voitures » ou avec des « petits bonhommes » !… Comment cela a-t-il pu m’arriver à moi aussi ??…

En fait, tout simplement : comme pour beaucoup, tout vient des enfants ! Il faut bien des coupables, non ? 😉
Noël… on se demande quoi offrir au petit, qui a déjà tout (ou presque)… « Et un circuit électrique ? J’en avais un aussi, quand j’étais enfant ! » Allez, c’est décidé !
Et voilà le papa en train d’éplucher les différences techniques des circuits proposés chez le marchand de jouet du coin. Scalextric, bien sûr, il n’y a qu’eux en boutique.

Le Père Noël repart donc avec un beau circuit.

Circuit Scalextric "Total Endurance"

Le cadeau fit son petit effet… pendant quelques jours après Noël… et jusqu’à ce que les jeux sur ordinateurs reprennent leur suprématie !

Mais c’était déjà trop tard !!!!! Papa était devenu accro : il teste toutes les configurations, il lui manque 2 droites, 1virage… et comme Papa a des sous, il va acheter les pièces et agrandit le circuit de semaine en semaine.

Jusqu’au jour où Papa « se fait plaisir » et revient avec une voiture : l’erreur !!!! (maintenant, il y en a plus de 200 à la maison !) Une « qu’il ne faut pas la toucher, c’est celle de Papa ! »

Aston Martin DBR9 Silverstone 2009 (Scalextric)

Elle est plus détaillée, donc fragile… Mais qu’est-ce qu’elle est belle !!
Phénomène impensable quelques semaines auparavant : Papa est devenu accro aux petites voitures, par on ne sait quelle bizarrerie certainement psychanalytique !

L’ère Scalextric

Ensuite, il est pratiquement insoutenable de décrire la suite… Une chute sans fin vers la démesure slotesque ! Toujours plus de rails, plus de voitures… La découverte d’un véritable univers, caché dans celui que tout le monde connaît :

  • On ne fait pas qu’appuyer sur une gâchette : il faut « sentir » sa voiture, accélérer à fond, freiner au bon moment, gérer la dérive dans le virage, remettre les gaz correctement… En fait, c’est bien du mini-pilotage, où certains sont vraiment plus doués que d’autres !
  • Du coup, il existe des championnats de « slot racing » (oui, car cela porte un vrai nom, en plus !)
  • Il y a des « 24h d’endurance », comme au Mans, tout comme des « spéciales » de rallye, sur des circuits aussi différents les uns que les autres.
  • Il y a différentes marques, dont certaines font des voitures « de compétition », hors de prix !
  • Ce sont aussi les réglages mécaniques qui font la différence en course : choix de la transmission, pneus, etc.
  • Des modèles encore plus détaillés (« kits résine ») encore plus chers et à construire soi-même et même pas peints (une énigme !)
  • Des circuits d’amateurs si beaux qu’on peut rester des heures à découvrir tous les détails !
  • Des forums de passionnés, avec des messages chaque jour…

Bref, en peu de temps, le salon ressemblait à cela :

Circuit analogique Scalextric

Circuit analogique Scalextric, 13 mètres

Et quelques mois après, suite à achats d’anciens rails Scalextric, le salon était devenu une « spéciale » de rallye…

Circuit rallye Scalextric

Circuit rallye Scalextric, 24 mètres

24 mètres de piste, tout de même ! 🙂

Puis, vint l’ère du numérique, qui permet de faire rouler plusieurs voitures en même temps (y compris lorsqu’on est tout seul, avec des « pace cars », des voitures qui roulent à vitesse moyenne)… Le salon n’était pas revenu à un usage familial : c’était un circuit de course d’endurance, avec chronométrage au 100e de seconde !

Circuit-Digital-Scalextric

Circuit digital Scalextric, 21 mètres

Et la « version ultime » de 26 mètres ! (qui laissait tout de même la place de jouer du piano : espace calculé !)

Circuit Scalextric Digital, 26 mètres

Circuit digital Scalextric, 26 mètres

Le système digital de chez Scalextric était sympa, car il permettait de rouler aussi en analogique (donc avec des voitures sans puce électronique, comme la plupart que l’on trouve dans le commerce). Démonstration :

L’ère Ninco

Bon… seul souci avec les circuits Scalextric : ce sont de véritables patinoires !! Car, vous avez pu le voir sur la vidéo ci-dessus, les « vrais pilotes » retirent l’aimant qui colle la voiture à la piste. Ils roulent « comme en vrai », avec la seule adhérence de leurs pneus.
Et c’est là que l’on découvre que la piste Scalextric glisse tellement que, parfois, une voiture peut déraper sans avancer, tellement ses roues n’accrochent pas !

Nous voilà à ajouter du lest à la voiture, à changer les pneus (il existe quantité de pièces pour les voitures, vous n’imagineriez pas !)… Bref, cela coûtait un certain argent et, malgré tout, il fallait rouler avec chiffon et bouteille d’alcool F pour décrasser les pneus, rendus glissants par leur propre usure, toutes les 15mn (voire moins parfois) ! Un brin pénible.

Donc, un jour la décision est prise d’acheter un circuit « de grand » : un Ninco, comme celui sur lesquels se font les championnats d’Europe et du Monde ! Une piste plus large et qui tourne moins, plus typée « course » que « balades viroleuses à la campagne ».

Le tracé du circuit est réfléchi avec les copains des forums. On ne part plus au hasard comme les débutants, attention ! 😀
Finalement, mon choix se porte sur ce tracé, qui reprend paraît-il un circuit du jeu vidéo « Gran Turismo », le Red Rock Valley ! Chaque voiture emprunte les mêmes virages, chacune dans son sens, donc pas de favoritisme ou de « meilleure voie ». Tous les virages sont différents (puisqu’on les prend une fois dans un sens, à l’extérieur, une fois dans l’autre sens, à l’intérieur). Tout me plaît !

Le circuit "Red Rock Valley", en Ninco

Le circuit « Red Rock Valley », en Ninco

Et là, c’est un nouveau monde !!!! Les voitures roulent parfaitement sans aimant ni préparation, elles réagissent plus « comme une vraie », la piste est belle (avis perso), on peut inverser le sens de roulage par un simple bouton : c’est le paradis !!

Mon circuit Ninco est en analogique, car je roulais la plupart du temps tout seul et j’avais remarqué dans mes nombreuses « chasse au chrono absolu » que les meilleurs temps se faisaient en restant sur la même piste : changer de voie, en slot, fait perdre du temps… Donc, va pour l’analogique : pas de puce à installer dans les voitures, pas de mode d’emploi compliqué, juste brancher et rouler ! Que du plaisir !

Le circuit d’origine fut porté à 18,50 mètres, avec un virage plus large et relevé façon Nascar et la deuxième boucle allongée pour compenser l’agrandissement du virage relevé (dommage pour ça, mais c’était impossible de faire autrement).

"Red Rock Valley", Ninco, 18,50 mètres

« Red Rock Valley », Ninco, 18,50 mètres

Vous voyez rouler ici des voitures de marque « NSR » (voitures de compétition), qui sont bien plus rapides, grâce à leurs pièces mécaniques plus précises et leur moteur plus puissant, que les « Fly » de la vidéo au-dessus (voitures plus détaillées, type maquette).

Le Ninco est le circuit que j’aime le plus.

L’ère BLST

Les meilleures choses aussi ont une fin : il a bien fallu rendre le salon, un jour !… Alors, j’ai conservé les rails de mon Ninco, que je remonte de temps en temps, en divers tracés, selon l’humeur du moment – et je me suis fait construire un circuit en bois (le « must » pour les puristes du slot) démontable, que je puisse ranger et remonter rapidement.

« BLST » est le petit nom pour les initiés de la marque « Sillage Racing » : un artisan (David, très sympa) qui construit des petits bijoux de circuits dont la particularité est d’être digitaux ET avec un système bien à lui (le « BLST » justement) qui permet aux voitures de rouler et se doubler sans jamais se heurter, en reproduisant les « trajectoires idéales » des vraies voitures de course !

Le « hic », c’est qu’il faut de la place pour un circuit pareil… Place que je n’ai pas… Donc, je me contenterai d’un circuit dessiné selon mes plans par le maître, en analogique et sans BLST (« un jour, un jour !! »). Le voici :

Circuit bois analogique "Sillage Racing", démontable

Circuit bois analogique « Sillage Racing », démontable

Jolie photo ! Car mon circuit a servi à la publicité de Sillage Racing (yes !) 🙂

Bon, si c’est trop répétitif, je vous autorise à zapper avant la fin (la vidéo a la longueur de la musique d’accompagnement… et puis, quand on aime, on ne se lasse pas !).
Les voitures que vous voyez rouler sont quasi toutes construites par votre serviteur. D’ailleurs, la première est la Mercedes qui est l’emblème de ce blog.

Prochaine étape ?

Un déménagement et la construction d’un circuit fixe, en rails Ninco ou BLST, à voir, avec un décor fixe digne de ce nom ! Un jour… un jour…

Les exemples de beaux circuits ne manquent pas pour rêver, comme le fameux « White Lake F1 Ring » :

En attendant, je suis désormais plus dans la construction de voitures que dans les circuits, les courses, etc. Il faut dire que tout seul, à force, ça manque de piment – et mon emploi du temps ne me permet pas de me lancer avec régularité dans des courses entre copains. Pareil : un jour… un jour… ! 😉

Par contre, je n’aimerais pas construire juste des maquettes de voiture. Lorsque je les regarde, le fait de savoir qu’elles ne roulent pas me gâche le plaisir ! J’ai l’impression de contempler une nature morte, quelque chose qui n’a pas de vie. Donc, je construis des voitures « qui roulent » – même si je ne les fais moi-même plus beaucoup rouler, faute de circuit fixe.

Voilà messieurs-dames, c’est tout pour aujourd’hui 🙂
La prochaine fois, on construit une voiture !