Aberlour A’Bunadh (batch 44)

Oh, voilà bien longtemps que je ne vous ai pas présenté un excellent whisky ! 😉

Tout d’abord, saviez-vous que le terme « whisky » vient de la déformation du mot uisge, qui signifie  « eau » en gaélique écossais ? A l’origine, le whisky était destiné à un usage thérapeutique ou médical. C’était « l’eau de vie » : uisge beatha
On s’est rapidement rendu compte que le médicament était excellent ! Et les femmes avaient dans leur foyer une petite distillerie d’eau de vie pour l’usage domestique.

Bref, notre whisky du jour est une de ces « eaux de vie », un breuvage des dieux baptisé « A’Bunadh« , qui veut dire « origine » en gaélique. Il est fait de single malts âgés de 8 à 15 ans, vieillis exclusivement en futs de sherry Oloroso (les plus rares et les plus précieux des tonneaux utilisés pour le vieillissement du whisky).

Il est « Cask Strength« , c’est-à-dire : brut de fût, ni filtré à froid, ni réduit avec de l’eau. C’est donc un whisky dont le goût se rapproche le plus possible de celui qu’on pourrait apprécier à même le tonneau et qui rappelle les whiskies artisanaux d’autrefois.

La bouteille est impressionnante, avec un puissant goulot !

A-Bunadh

Couleur : Cuivré à reflets rougeâtres d’intensité soutenue.
Nez : Sherry, menthe, praline. Sensuel et puissant. Des notes de caramel, de cerise, de vanille et d’épices..
Corps : Plein, crémeux texturé.
Bouche : Crémeuse, mentholée. Nuances d’herbes aromatiques (thym), de fruits mûrs (pêche, prune) et de céréale (biscuit). Certains y trouvent des notes de chocolat noir.
Finale : Gourmande : nougat, sherry, gingembre, nuance de fumée.

Avec un degré alcoolique comme celui-ci (environ 60% !), il est possible, et même souvent recommandé, de verser quelques gouttes d’eau de source, afin « d’ouvrir » le whisky et libérer ses pleins arômes… Après tout, les premiers à avoir versé de l’eau dans leur whisky sont les distillateurs eux-mêmes (pour faire baisser le volume d’alcool) ! 

A noter que la distillerie épuise assez rapidement le « tonneau » (on dit un « batch ») d’une même cuvée. On numérote donc les batchscar le whisky peut changer de l’un à l’autre.
Le mien est un batch 44 (celui de la photo est un #35). Le goût des différents batchs change et certains amateurs apprécient plus les uns que les autres…
Les collectionneurs vont ainsi jusqu’à goûter différents batchs !

Dans le whisky, il y a le oui, et il y a le sky, donc oui, laissez-nous monter au ciel pour savourer la « part des anges ».
Appolinaire